1-Le nom de l’établissement chargé de
l’action culturelle extérieure
Le projet de loi prévoit la création d’un
établissement public pour l’action culturelle extérieure, destiné à succéder à
CulturesFrance.
Cette agence
reprendrait les missions exercées actuellement par CulturesFrance, auxquelles
s’ajouteraient de nouvelles compétences dans les domaines de la diffusion des
idées et des savoirs, de l’enseignement de la langue française, ainsi qu’une
mission de conseil et de formation professionnelle des personnels français et étrangers.
Il est indiqué qu’afin d’établir un lien étroit entre
l’agence et le réseau culturel à
l’étranger,un
même nom sera donné à l’agence et aux établissements culturels à l’étranger,
afin d’améliorer la visibilité et l’identité du dispositif.
Pour autant et devant la commission sénatoriale, vous
avez indiqué qu’il vous paraissait préférable que ce nom ne soit pas gravé dans
la loi, mais qu’il relève du décret.
Ne pensez vous pas qu’alors
même qu’il représente le rayonnement culturel français, ce nom devrait faire
l’objet d’un véritable consensus et mériterait d’être discuté ?
2-Le
rattachement du réseau des centres et instituts français à l’étranger,
Apparemmentle réseau des centres et instituts français à
l’étranger, resterait pour le rattaché administrativement au ministère des
affaires étrangères : pourquoi ne pas le rattacher d’ores et déjà à
l’agence ?
3-Le statut du conjoint
Cette mesure répondraità une revendication très ancienne des
conjoints des agents du ministère en poste à l’étranger, qui connaissent des
sujétions particulières, par exemple lorsqu’ils sont contraints d’abandonner un
emploi en France, ou lorsque, n’étant pas fonctionnaires ou ne trouvant pas de
poste disponible à l’ambassade, ils doivent s’abstenir de mener une activité
professionnelle dans le pays d’accueil.
Il s’agirait d’instaurer une allocation versée
directement aux conjoints des agents expatriés, qui se substituerait au «
supplément familial », prévu par le décret du 28 mars 1967.
Cette allocation
serait versée dans les mêmes conditions : elle s’appliquerait aux conjoints
n’exerçant pas d’activité professionnelle ou ayant des revenus limités, qu’ils
résident en France ou à l’étranger.
Quel en est son réel intérêt
dans la mesure où il s’agit, en tous les cas c’est ainsi que cela nous est
présenté, d’une allocation qui en remplace une autre et qui n’aurait
prétendument aucun impact sur le plan budgétaire ?
Jacques Grosperrin
31 mars 2010: Jean-Pierre ESCALETTE
03/05/2010
Sur la profession d'agent sportif:
Entre novembre 2004 et le début
de l'année 2005, une enquête sur l'exercice de la profession d'agent sportif
était menée par M. Pierre François, inspecteur général de la jeunesse et des
sports et des inspecteurs des finances qui a fait le constat selon lequel la
règle de dépôt des contrats de mandat n'est que très peu mise en
application : ainsi 35 % des joueurs à la FFF
A la fin de l'année 2004, la
Fédération française de football a pris l'initiative de réunir un groupe de
travail, afin de réfléchir sur des propositions telles que la limitation du
nombre d'agents licenciés, le renforcement des incompatibilités, l'attribution
de compétences disciplinaires à la commission des agents et la rémunération des
agents par les clubs.
En 2006, la Ligue
professionnelle de football a publié ses conclusions sous la forme d'un Livre
blanc pour mieux encadrer la profession d'agent et assurer la transparence des
transferts. Des nouvelles propositions étaient alors émises :
- l'interdiction d'octroi
de la licence à une personne morale, la définition d'un statut de collaborateur
d'agent (sur le modèle du règlement FIFA) ;
- la mise en place d'une
obligation de compte bancaire en France pour les agents étrangers ;
- l'adoption d'un barème
officiel dégressif pour les commissions ;
- et le règlement de ces
dernières sur l'ensemble de la durée du contrat.
Afin de compléter cet
encadrement de l'activité d'agent, la Ligue proposait également un système de
centralisation bancaire des flux financiers liés aux transferts (mutations
elles-mêmes et commissions d'agents), sur le modèle de ce que fait la Premier
League.
L'objet est de vérifier les noms
des destinataires des fonds ainsi que les montants versés, et de contrôler la
correspondance des sommes versées avec celles mentionnées sur la mutation et le
respect des plafonds légaux.
Cet objectif a-t-il matériellement pu être mis en
œuvre et quel est le bilan qui peut en être tiré ?
Jacques Grosperrin
10 février 2010: Christine OKRENT
03/05/2010
Sur la société de l'audiovisuel extérieur de la France:
Plusieurs mois de grève ont émaillé les relations
sociales au sein de RFI .Le conflit social serait lié :
-à la suppression de206 postes, soit 25% des effectifs permanentsde la station
-à la fermeture des
rédactions en six langues(allemand, albanais, polonais, serbo-croate, turc et laotien),
-au regroupement des journalistes français et journalistes de
langues au sein de deux catégories professionnelles distinctes.
271 salariés deRFIse seraient porté candidats au
départ volontaire de l’entreprise dans le cadre du plan de licenciement dont Cinq chefs de service sur sept,
80 % de l’encadrement intermédiaire qui seraient partants à la rédaction
en français.
Pourriez-vous nous faire part de l’évolution de cette tension
sociale et du redressement financier de RFI ?
Jacques Grosperrin
3 Février 2010 : Jacques TOUBON
03/05/2010
Sur le projet de Loi sur la création numérique:
Votre constat vise à démontrer que les
services de musique en ligne ne sont pas suffisamment développés sur INTERNET
par les entreprises qui les exploitent, pas suffisamment référencés ou encore
peu pratiques.
Ils mériteraient ainsi une aide de la
collectivité pour ce faire.
Parallèlement votre rapport tend à favoriser
l’achat en ligne des titres musicaux pour contrer le téléchargement sauvage par
le biais des sites peer to peer.
Vous en concluez qu’il serait opportun
d’éditer une carte musicalepayée 20 ou
25 €par les internautes, une somme
identique étant payée par le
contribuable aux éditeurs musicaux car la valeur de la carte serait de 50€.
Je me permets de faire la comparaison avec la
situation suivante : nous savons tous ici qu’il est aisé de dupliquer un
CD AUDIO, d’en extraire les titres, de les mettre en ligne ou de créer une
copie illégale de cette œuvre.
Ne
pensez vous pas que votre proposition reviendrait à vendre le CD deux fois
moins cher aux mélomanes et de demander à l’ETAT de payer l’autre moitié au
motif qu’en état moins chers les CD ont moins de chances de se faire
illégalement dupliquer ???
Ne
croyez vous pas que le développement des sites internet commerciaux ressort de
la seule responsabilité de ceux qui en tirent bénéfice ?
Ne
pensez vous pas qu’il puisse être considéré comme choquant qu’au final le
contribuable finance une entreprise certes culturelle mais néanmoins commerciale ?
Jacques Grosperrin
12 janvier 2010: Martin HIRSCH
25/01/2010
Monsieur
le Haut Commissaire,
La
proposition de loi qui nous est soumise et qui vient d’être adoptée par le
Sénat évoque les notions de :
·« servir
les valeurs de la république »
·«
sensibiliser aux enjeux de la citoyenneté et de la cohésion nationale ».
Une
agence dite « du service civique et de l’éducation populaire » est
mise en place.
Pour
autant l’apprentissage de ces valeurs républicaines, cette sensibilisation aux
enjeux de la citoyenneté, cette éducation populaire font uniquement dépendre de
la bonne volonté des personnes morales auxquelles nous confions les jeunes
volontaires.
Pensez vous possible, que sous l’égide
de votre Haut-commissariat et ainsi sous votre autorité une formation soit mise
en œuvre parallèlement au service civique qui permettrait de donner ou de
rappeler à chaque volontaire les notionsciviques qui nous tiennent tant à cœur ?
Jacques Grosperrin
19 janvier 2010 : Alain fuchs
25/01/2010
Le contrat d'objectifs 2009-2013 du CNRS avec l'État
a été approuvé fin juin 2009 par le conseil d'administration du CNRS. et été
signé, le 19 octobre 2009, par Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement
supérieur et de la Recherche, Catherine Bréchignac, présidente du CNRS à
laquelle vous allez succéder.
Vous avez donc en charge de le mettre en œuvre et
notamment la mise en œuvre des 10 instituts en charge de la prospective et de
la programmation scientifique
Vous aurez à mettre en œuvre le plan STRATEGIQUE
HORIZON 2020 et à vivre au quotidien l’application de la Loi LRU.
Vous avez cet avantage d’avoir l’expérience du CNRS
dont vous avez été directeur de recherche mais également celle de
l’Université dont vous êtes professeur.
Comment vivez-vous une prise de fonctions à l’aulne
de si nombreux bouleversements ?